Rapport annuel: le mot du président

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L’année 2019 aura commencé avec fracas : le 16 janvier, le Tribunal administratif fédéral (TAF) rendait une décision attendue qui confirmait que « la planification hospitalière du canton de Genève viole le droit fédéral ». Un stop clair au budget global et aux limitations quantitatives illicites imposées par le Conseil d’État genevois. La place de chaque acteur de la santé doit être déterminée dans la concertation. Le printemps 2020 aura montré, en pleine crise, que cette planification devrait être remise à plat et rediscutée sous l’éclairage de la solidarité et des compétences médicales effectives et non de décisions unilatérales.

Une autre décision a fait grand bruit, celle du décongèlement d’une vieille idée : la « limitation des équipements lourds », avec l’instauration d’une clause du besoin sur les équipements médicaux-techniques lourds, tant dans le domaine public, que pour les privés. Nous suivrons son application et surtout les arbitrages qui seront pris. L’important reste le progrès médical et l’intégration de nouvelles technologies dans la pratique quotidienne.

Le 12 juillet, la FMH et la faîtière des assureurs Curafutura, partenaires tarifaires, ont déposé sur le bureau d’Alain Berset le nouveau tarif médical TARDOC, fruit de près de quatre ans de travaux avec les groupes de spécialité, qui devrait remplacer le tarif actuel TARMED. Ce dernier, créé il y a vingt ans et utilisé depuis 2004 est devenu, de l’aveu de tous, vétuste et dépassé avec ses 4600 positions tarifaires. Au moment d’écrire ces lignes, point d’avancée et de véritables nouvelles du côté de la Berne fédérale. Comme le personnage de Samuel Beckett, Godot, nous attendons.

Les réunions avec les assureurs, les cliniques privées et les HUG se seront succédées à l’AMGe. Le tarif des interventions chirurgicales dans les cliniques privées avec la notion d’indépendance du médecin au centre des débats et celle de la transparence des factures dans le respect de la séparation stricte entre la base et les assurances complémentaires , la valeur du point tarifaire cantonal remise en cause injustement par les différents assureurs ou la poursuite des accords et conventions avec ces derniers auront, avant l’apologie des réunions digitales, occupé notre activité associative.

L’interprofessionnalité est un thème essentiel et progresse dans notre pays. Le respect de chaque compétence, de chaque profession semble évident. Travailler ensemble devrait être la règle. 2019 aura montré que le chemin est encore long pour trouver les dénominateurs communs, les équilibres et les champs de capacité déterminants de chaque acteur de la santé. Les discussions autour de la vaccination en pharmacie, de l’autonomie des psychologues ou des infirmières en sont des exemples parlants. Il faut avancer. Un bel exemple de réussite commune reste le projet pilote COGERIA et le partenariat entre l’IMAD, les HUG et l‘AMGe. Lorsque les vecteurs vont dans la même direction, on progresse pour le bien du patient.

Un immense MERCI à toutes celles et à tous ceux qui ont œuvré pour l’AMGe et en particulier à M. Antonio Pizzoferrato, notre secrétaire général, pour son travail de haute qualité et à son secrétariat. Je remercie également à titre personnel mes collègues du Bureau du Conseil de l’AMGe Monique Gauthey, Christophe Mégevand et Joachim Karsegard pour leur confiance et le travail en commun.

Michel Matter

7 juin 2020.

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